vendredi 9 mai 2014

Mes premiers pas en orient

mosquee bleue a ne pas confondre avec Ayia Sophia ;-)
Et encore pas tout à fait puisque c'est la partie ouest de la ville. Visite de la mosquée bleue, visite de hagia sophia et petit tour dans le grand bazar. Voilà le programme de la journée et ça tombe à pique car il pleut à verse depuis ce matin. Ça m'est égal, je conduis pas aujourd'hui hi hi ! 
Les 2 mosquées sont bien sur incontournables ici avec leurs riches mosaïques très finement assemblées. Même les ombres sont restituées. A quelques mètres on a l'impression d'une peinture pointilliste. Vraiment magnifique y compris la dentelle de marbre et les arabesques du coran.





Le grand bazar c'est autre chose. Il existe depuis
1460 et il est immense avec des allées dans tous les sens et des centaines de marchands. J'ai trouvé les marchands moins agressifs que dans mon souvenir ( j'y suis venu il y a 40 ans!). Ils n'insistent pas. Bien sur aujourd'hui il n'a qu'une vocation touristique et il y a beaucoup de kitsch, mais parfois l'empilement de kitsch peut donner des images intéressantes.
Et puis il y a aussi beaucoup de nationalités, des européens dont des grecs qu'on ne voit pas souvent par chez nous mais aussi des touristes des pays arabes reconnaissables à leurs tenues. J'ai croisé aussi pas mal de fantômes tout en noir, seuls les yeux, et encore, sont visibles.

Il faudrait des jours et des jours pour appréhender Istamboul mais c'est une ville fascinante.
Demain je vous parlerai des sandwichs au poisson, des pâtisseries au sésame et bien d'autres choses encore.

jeudi 8 mai 2014

Maréchaussée grecque et police turque : ça se (me) poursuit

Fausse alerte ce matin, les policiers sont venus arrêter les jeunes pour les mettre en garde à vue. Ah ça rigole pas ici avec le sommeil des bons touristes.
Parti à 9h ce matin j'atteins la frontière vers 12 h ou je trouve 3 russes en moto que je décide de suivre en direction d'Istanbul. 4 voies très roulantes d'ailleurs toutes les voitures roulent vite également. 80 km plus tard nous sommes arrêtés pour excès de vitesse 106 pour 99 et curieusement le premier et le denier (moi) mais pas les 2 motos du milieu alors que nous nous suivions. Aucune autre voiture non plus. Ils n'ont peut-etre que des radars pour moto ! Le PV est dressé mais je n'ai pas compris comment on paie ! A la frontière ? Au poste de police ? Je demanderai demain a Cleva.
Décidément c'était la journée police.
Arrivé à 14h30 aux portes d' Istanbul il m'aura fallu exactement 3 heures et 25 km d'un monstrueux embouteillage pour parvenir dans le quartier de Ste Sophie.

Cette ville est absolument gigantesque : 20 millions d'habitants et s'étend sur des  dizaines de km. Des appels des muezzin qui se répondent l'un l'autre. Une circulation ou il vaut mieux prendre rapidement ses décisions et avoir 6 yeux pour tout surveiller.
Je ne sais pas comment je vais faire pour sortir de là.  Enfin je vais commencer par faire un petit tour du quartier, histoire de me familiariser.

Préparez une collecte, pas sur que je sorte de Grèce

Cette nuit j'ai logé dans un grand hôtel de 150 chambres, sans doute autrefois chic, mais maintenant déclassé et accueillant des groupes de touristes.
Je vais sûrement être appréhendé dans les minutes qui viennent pour attentat à la pudeur sur mineurs. Jugez plutôt : cette nuit à partir de 2 heures courses dans les couloirs, portes qui claquent, rires, cris de façon incessante. Je me dis que quelques jeunes sont rentrés de boite et vont finir par aller se coucher. Malheureusement au bout d'une heure c'est toujours pareil et impossible de fermer l'œil. La moutarde me monte au nez et je sors de la chambre, nu, pour gueuler un bon coup. Devant ma porte sur le large pallier il y a justement 2 jeunes assis sur un canapé qui devisent à haute voix. Ils ont peut-être 13 ou 14 ans et je vois leurs mines ébahies en me voyant surgir pendant que je les engueule copieusement. Imaginez la scène à 3 heures du matin un type d'un certain âge, nu et bedonnant, sort dr sa chambre en vociférant. Ça risque de leur donner des cauchemars pendant un certain temps.
Cela n'a pas empêché le bruit de se poursuivre jusqu'à ce que j'appelle la réception pour leur dire leur fait.
Ah ! Je vois 3 policiers qui traversent la salle du petit-déjeuner. C'est sûrement pour moi, je dois vous laisser.
Commencez à récolter des fonds pour la caution.

Dernier jour en Grèce

Aujourd'hui j'ai bien roulé ; bonnes routes et autoroute (pas drôle mais ça avance). Curieuses d'ailleurs ces autoroutes, elles s'interrompent parfois sur 20 ou 30 km pour laisser place à la nationale pendant que le chantier courre à côté. Ce qui n'empêche pas de payer 1,2 ou 3 € parfois 2 km avant la fin du tronçon : rageant. Beau soleil toute la journée et une température qui est montée jusqu'à 25°, agréable pour rouler. A midi j'ai mange un casse-croute avec Yves et Liliane, aimables retraités du nord de la France qui rejoignent leur maison au sud-ouest de la Turquie.  Ils m'ont raconté quelques-unes des aventures et mésaventures arrivées en 25 ans d'allers et venues vers la Turquie. Rassurant de voir que cela ne les a pas empêchés de poursuivre leurs voyages.
J'ai atterri à Kavala à 200 km de la frontière, ville étudiante et port avec une vieille ville intéressante qui est en surplomb de la mer.
Je voulais rencontrer Maria, une amie d'ami, mais elle est en congrès en ... Turquie. Je passerai la voir au retour.
Demain je serai à Istamboul.
1 mois en Grèce c'est tout à fait insuffisant pour avoir visité le pays mais ça permet de savoir ou revenir la prochaine fois !
J'ai apprécié la gentillesse spontanée des gens et leur serviabilité. Plus d'une fois à Athènes et ailleurs des personnes se sont détournées pour m'amener au bon endroit. Sympa aussi leur bonne humeur et leur courtoisie et l'impression qu'ici le touriste est la pour rapporter de l'argent certes, mais c'est toujours avec le sourire et un service au top. Ici quand il n'y a personne dans un restaurant à 22h30 on vous sert encore bien volontiers.
Nos restaurateurs et autres hôteliers pourraient venir ici en stage avec profit.
Venez en Grèce c'est un pays qui vaut le détour de tous les points de vues.

mardi 6 mai 2014

I'm a poor lonesome cowboy and i've a long way... to Samarcand

Les vacances sont finies. Nous avons passé 8 jours à nous promener entre Athènes, les météores et le pélion. C'etait très sympa. J'ai passé une excellente semaine.
J'ai déposé Annie-Claude à l'aéroport à 11h. Dès midi les nuages étaient là et à 14h il pleut.
Il est temps de sortir de Grèce et de filer vers la Turquie. Enfin dès que la pluie aura cessé ! Et c'est parti pour un moment. On dirait que tout se ligue pour m'empêcher de sortir de ce pays. Je suis installé dans un bar et je regarde la moto ruisseler sous la pluie battante. La serveuse refuse que je paie le baklava que je lui ai demandé ! Je crois comprendre que c'est pour goûter. Avec un café c'est excellent.
On dirait que la pluie va cesser. Je repars.

dimanche 4 mai 2014

Pauvre pêcheur ?


Au fin fond de la péninsule du pleion se niche Agia Kinaki. Quelques maisons de pêcheurs, quelques bateaux de pêche ancrés dans la baie et 2 restaurants de poissons, voilà la presque totalité du village.

Pendant que nous refaisons nos forces en dégustant des rougets frits, au bord de l'eau, à 2 mètres de nous, une vieille dame pêche. Elle a au moins 75 ans et elle est en pantoufles. Elle est tellement occupée par son affaire qu'elle ne nous a pas vus. Elle lance une simple ligne sans canne ni flotteurs ni plomb. Un simple hameçon triple sur lequel elle accroche un bon morceau de pain. Une fois lancé à quelques mètres du bord le pain s'agite, diminue tandis que l'eau frétille autour puis la dame tire sa ligne et une fois sur 2 elle ramène un poisson. J'ai reconnu un mulet, une dorade, un maquereau et d'autres poissons (?). S'il est trop petit elle le donne au chat qui attend patiemment sous la chaise certain que son tour va venir. Durant le temps de notre repas elle a rempli le sac en plastique dans lequel elle met ses prises.
Ce soir ce sera soupe de poissons.

vendredi 2 mai 2014

Cardiaques s'abstenir ou la rédemption par l'effort

Pas de nouvelles depuis lundi, certains ont du se dire que j'avais abandonné de vous abreuver de mes écrits. Hélas non ! Il se trouve simplement que j'avais quelqu'un avec qui parler et que c'est quand même beaucoup plus intéressant que de divaguer sur son smartphone. De plus mardi et mercredi nous (et oui parce que je peux dire nous, de nouveau), nous disais-je, sommes restés à Athènes et je suis allé montrer à Annie-Claude quelques-unes des merveilles de cette ville. Je n'allais pas répéter mes posts précédents. Mais depuis ce matin je sens comme des fourmillements au bout des doigts aussi pour les calmer ai-je du recommencer à tapoter. Jeudi 1er mai nous avons filé de bonne heure alors qu'une manifestation gigantesque se préparait. Nous avons d'ailleurs croisé moult cars de "CRS" grecs avec boucliers etc.. 


Direction les météores pour voir ces fameux monastères. 350 km plus loin nous nous arrêtons à Trikala et ce matin, visite des monastères.   Je rassure tous ceux qui se posent la question: plus personne ne monte les 150 m dans un filet suspendu dans le vide. Aujourd'hui tous les monastères sont pourvus d'escaliers. Aussi que Jolithotax et autres cardiaques qui s'ignorent, s'abstiennent. Ils n'y résisteraient pas. Plutôt que de mettre une passerelle ou mieux encore un ascenseur, les popes ont imaginé une forme de rédemption dans la douleur. Astucieux et efficace, on finit de monter ces p... d'escaliers en priant dieu de vous accorder la force y arriver.
Au terme de cette ascension ( sans jeu de mot, ce n'est pas encore la moment) vous vous acquittez d'un droit d'entrée certes modeste mais qui prouve que les popes ne sont pas totalement désintéressés. Et vous avez le droit de parcourir une ou 2 pièces parfois richement peintes (photos verbotten) et d'admirer le superbe point de vue de la plaine en contrebas. Et il y en a du monde qui a hâte de tâter de l'escalier. Malheureusement pour certains d'entre eux qui présentent un certain âge et un embonpoint certain la tache peut s'avérer ardue. Le mieux est d'attendre juste avant l'entrée du monastère et d'observer les pénitents qui arrivent suants et soufflants (c'est mon petit côté cynique qui revient) pour se convaincre que la religion est avant tout une affaire de pouvoir.
C'était Jean-Marc qui se disait qu'il ne fallait pas rester muet plus longtemps muet sous peine de perdre ses lecteurs addicts.