jeudi 15 mai 2014

Ce que j'ai mangé à midi spécialement pour M. Bip

Hier et avant hier j'étais à Trabzon. J'ai été reçu par un jeune étudiant en 3e année de médecine Ismaël. 
Il parle très bien l'anglais, bien mieux que moi, mais nous sommes arrives à nous comprendre parfois avec goggle. Le soir nous sommes allés boire une bière dans le centre ou nous avons rejoint 2 de ses amies. Il est un peu bavard Ismaël et il a beaucoup de choses à dire. Nous avons discuté médecine et organisation des soins. Ici le premier recours est obligatoirement public. Nous avons parlé également de la situation politique et ici Erdogan est jugé conservateur et populiste. Le soir il s'est mis à chanter des chansons de Barbara et de Piaf. C'est fou ce que les chansons françaises sont prisées à l'etranger.
Le lendemain matin, annonce par les hauts parleurs de la mosquée de la catastrophe dans la mine. Pratique cette façon d'informer. Tous les bars ont la télé branchée sur les chaines qui passent l'info en boucle. Ça ne vous rappelle rien ?
Seule différence notable les images des familles qui pleurent sont accompagnées de musique au violon pour rajouter au pathos. Pourvu qu'en France ils ne voient pas ça, ils seraient capables de copier !
Ce matin je me suis écarté enfin des voies rapides pour aller vers Kutahya. La campagne est très verte, et vallonnée. Des céréales et des légumes en bas, des oliviers plantes sur les coteaux en rangs serres.
Pour contenter M BIP qui ne veut pas connaître la marque de mon savon (le chat Marseille) mais qui veut savoir ce que j'ai mangé ce midi :
A midi nouveau concept la boucherie qui fait restaurant. Vous choisissez ce que vous mangez, c'est pesé cuit et servi. J'ai pris 2 kefta au paprika accompagnées d'une salade , d'une bouteille d'eau et de 2 thés. 3€. Très bon rapport qualité prix.

mardi 13 mai 2014

Trabzon une minute d'arret 2

Voila quelque chose de bizarre, je parle turc couramment sans meme m'en rendre compte ! J ai du faire des progres a l'insu de mon plein gre ! Je vais essayer de remettre la version idoine :

En fait, une journée pour être plus précis. Arrivé à l'aéroport de Trabzon ce matin, je me suis rendu directement au consulat iranien où 15 minutes plus tard, j'étais dehors. Petit détour par la banque pour payer les 75€ du visa, et maintenant j'attends 17h pour récupérer mon passeport agrémenté du fameux visa (bien qu'il soit marqué ouvert jusqu'à 16h30 sur la porte) pour une durée indéterminée. J'ai demandé 30 jours mais le consulat donne ce qu'il veut.

Trabzon est une grande ville sans
charme du moins pour ce que j'en ai vu.
A midi je suis descendu sur les quais manger un sandwich au poisson. Le stand était tenu par 2 étudiants ingénieurs. Ils ne parlaient pas anglais et je ne parle pas turc mais il y a goggle traduction, c'est un peu long, mais ça           fonctionne très bien: parfois les jeunes hochaient  la tête lors de la lecture, alors il fallait changer le texte. Mais dans l'ensemble nous avons eu l'air de nous comprendre.
Il est temps que j'abandonne l'ordinateur du café internet ou je suis pour retourner à l'ambassade. 0,50 € de heure ! On voit que ça n'est fréquenté que par des locaux.



Trabzon une mınute d'arret

Aslında yargı daha doğru bir tarihtir. Trabzon havaalanında bu sabah geldi ben düz konsolosluk İran gitti ya da ben 15 dakika sonra dışarı oldu. 75 € vize ödemek için bankaya dolaşması ve (o 16:30 işareti kapı olmasına rağmen) şimdi ben ne uzunluğunu bilmiyorum benim pasaport AGREMENTE tür vize almak için 17h bekleyin!
Trabzon en azından ben gördüm, ne için cazibesi olmayan büyük bir şehir. Öğleyin Ben balık sandviç CAI serpiyor yemek için rıhtım üzerinde desendu. stand iki mühendislik öğrencileri tarafından çalıştırıldı. Onlar İngilizce konuşan yoktu, ben Türkçe konuşan yok ama orada google çeviri: o biraz uzun olsa bile, oldukça iyi çalışıyor: bazen genç çizikler başını çevirisini okurken, iyi olmayabilir ca, o zaman cümle değiştirerek başlayabilirsiniz.
yakında o zaman saat başına € 0.50 benim bilgisayar alırsınız zaman olacak! Internet Cafe yerel tarafından kullanılır.

lundi 12 mai 2014

Istamboul une ville qui sait vous garder

J'avais pourtant bien regardé la carte. Le 2e aéroport est à l'est de la ville à 45 km du centre. Prendre le premier pont pour le petit bras du Bosphore, continuer jusqu'au grand pont suspendu qui enjambe toute la largeur du Bosphore, puis suivre la cote jusqu'à l'indication aéroport.
Alors le premier pont raté on passe par dessus, pas grave il y en a un autre un peu plus loin; zut celui-ci on passe dessous, il faut faire demi-tour oui mais c'est impossible car il y a une bordure au milieu de la route à voies. Surtout ne pas perdre dans sa tête l'endroit ou on veut aller. Une rue à droite, un demi-tour James on repasse sous la 6 voies puis il faut trouver une entrée sur la gauche. Ah ça y est nous voici revenu sur la grande avenue maintenant il faut trouver la sortie qui permettra de passer ce f. pont. C'est fait, ne reste plus qu'a suivre la rive et tout à coup on voit le grand pont suspendu... qui passe à 80 m au dessus de la voie ou je suis. Arrêt réflexion j'avise une rue qui a l'air de monter et je la prends. Effectivement elle monte sacrement, quelques virages en épingle à cheveux en pleine ville, j'aperçois le pont recherché sur ma droite; je suis dans la bonne direction et puis soudain la route redescend... et repasse SOUS le grand pont. Tout est à refaire. Ne soyons pas têtu je vais demander à une marchande de jus de fruits. Je lui montre la carte et le pont elle prend la carte et la lit à l'envers puis m'indique la direction d'où je viens !
On est en vacances on a tout le temps voulu. Et tout cela avec des voitures et des camions dans tous les sens qui changent de file sans prévenir, qui klaxonnent, qui déboitent de leurs stationnements.
Je continue et je demande à nouveau à plusieurs personnes dont les indications sont contradictoires. Dur de sortir ! Sans doute une méthode pour obliger le touriste à rester quelques nuits de plus mais comme je m'y suis pris de bonne heure je ne tomberai pas dans le panneau. Je finis par trouver un jeune homme qui me met sur la bonne voie avec sa voiture. Inch allah ! Je passe enfin ce superbe pont qui relie l'Orient à l'Occident.
Nouvelle surprise en quittant le pont on attaque directement l'autoroute à péage... automatique. Pas de barrières, pas de cahutes pour payer, les voitures ralentissent à peine tandis que le feu vert clignotte à chaque voiture. Pour moi un panneau lumineux après le portique m'indique la somme que j'aurais du payer tandis qu'une sirène retentit. Que faire ? Impossible de s'arrêter et de toute façon il n'y a rien autour ni avant ni après le portique du péage.
De nouvelles amendes en perspective. Il m'aura fallu près de 2 heures pour être enfin sur la bonne route en direction de l'aéroport.

J'arrive enfin à l'hôtel que j'ai trouvé grâce à booking (pub gratuite). C'est neuf très propre pas cher avec un garage prive pour la moto .... mais c'est au bord de la 4 voies avec un passage infernal. C'était pas mentionné sur booking. Enfin à la guerre comme à la guerre comme on dit.
Le gérant ne parle pas un mot d'anglais et je dois lui expliquer que je veux réserver une chambre après demain a mon retour de Trabzon et laisser ma moto et mes bagages. Impossible de se faire comprendre. Tout à coup, vive google ! il sort un PC portable tout neuf et 5 mn après grace à google traduction tout était réglé y compris le taxi pour demain matin (enfin je crois).
Ça y est je viens de trouver : il faut acheter une carte magnétique pour les autoroutes dans les postes.
Voilà un petit aperçu des déplacements en Turquie.

J'ai (re)trouvé le trésor d'Ali Baba


Parmi les très nombreux monuments à visiter ici, je ne vous ai pas parlé du palais de Topkapi. Vaste ensemble de bâtiments dans un parc entouré de murailles. De grands arbres, ça doit  être ombragé en été mais je n'ai pas pu juger.
C'est moins grand que Versailles mais c'est bien plus beau, du moins si vous aimez les arabesques, le bleu et les objets très finement ciselés. Parmi toutes ces merveilles à voir il y a notamment le trésor du sultan ( No photos) : une collection digne de la fameuse caverne d'Ali Baba. Des émeraudes, des rubis des diamants plus gros que des oeufs de pigeon. 
Le tout inséré dans des objets usuels : coupe miroir coffre vêtements dagues etc..  Voilà un bon moyen rembourser la dette de la Turquie. Ah ! Ce n'est pas la Turquie qui est endettée c'est la Grèce. Sorry ça servira plus tard.
Seule fausse note : lorsque l'on visite la salle des textes sacrés (ni photos) on est accompagné de prières tout au long de cette salle, ça dure un quart d'heure environ et c'est un peu lancinant. Mais le plus drôle c'est que ça n'est pas enregistré. A la sortie vous passez devant un imâm assis derrière un pupitre qui psalmodie sa prière lue dans le coran. J'espère pour lui qu'ils sont plusieurs à assurer le service.

dimanche 11 mai 2014

Istamboul, ses habitants, sa vie


Je vous concède que le titre n'a rien d'original mais si quelqu'un me fournit mieux je le changerai en copyright, ainsi ce sera une co-écriture. Hélas ! Les droits d'auteur ne sont pas encore conséquents.
Hier et aujourd'hui je suis sorti du quartier hypertouristique ou des dizaines de cars déversent (vomissent) des hordes de touristes, ça fait bien de dire ça mais j'en fais un peu partie aussi (ceci afin d'écraser dans l'œuf toute remarque sarcastique sur mon état, mieux vaut prévenir que guérir disait la déesse Hygiea, ça c'est pour voir si vous avez tout lu).
J'ai été dans la nouvelle ville quartier "bieyoglu" (orthographe non garantie). C'est très animé, beaucoup, beaucoup de monde dans les rues jusque tard le soir. Beaucoup de touristes aussi mais surtout des locaux. Des marchands ambulants vendent des marrons grillés ( j'ai gouté : pas assez cuits), du maïs grillé et des jus de fruits ( je n'ai pas gouté encore). 


La circulation reste intense, moins peut-être aujourd'hui dimanche, et chaotique. Gare à celui qui traverse au feu vert, les voitures ne ralentissent pas et en prime elles klaxonnent. La ville est bruyante, pleine de vie, travailleuse aussi. On voit surtout des jeunes, moins de personnes très âgées et moins de femmes que d'hommes. D'ailleurs au fur et à mesure que la soirée avance le nombre de femmes diminue en particulier les femmes seules. Pour autant je n'ai observé aucun harcèlement. C'est une ville très occidentale que j'ai vue. Mêmes magasins, mêmes marques, personnes habillées exactement comme nous, je n'ai pas trouvé de grosses différences. Je pense que le reste de la Turquie sera très différent.
Chose curieuse pour un pays chaud (encore que pour l'instant cette réputation est usurpée) il y a de grandes galeries marchandes souterraines non touristiques vu qu'il y a des motoculteurs, de l'outillage ou des 
autoradios. Dans l'ensemble les prix sont quasiment équivalents aux prix français. J'ai quand même pu acheter 4 paires de chaussettes pour 4 € ! La mienne était trouée et je n'ai rien pour repriser, d'ailleurs qui reprise encore ses chaussettes de nos jours. 
Les prix sont donc très proches des nôtres sauf peut-être pour la nourriture un peu moins chère.
Pour se déplacer il y a le tram sauf qu'ici c'est par 4 rames, qu'il est bondé tout le temps bien qu'il y en ai un toutes les 2 minutes. Je sais, certains parisiens vont me dire que c'est pareil à Paris mais que voulez-vous modeste petit provincial je suis.
En revenant à pied hier soir j'ai traversé un pont d'un des bras du Bosphore et malgré l'heure tardive, près de minuit, il y avait au moins 50 pêcheurs sur chaque côté, il parait qu'ils pêchent toute la nuit et ils attrapent du poisson.
Demain je quitte Istamboul. On pourrait sans doute y passer un mois entier sans que cela suffise. Je prends l'avion pour Trabzon, sur la mer noire, pour aller chercher mon visa Iranien. Pourquoi là- bas ? C'est une longue histoire que je vous raconterai peut-être une prochaine fois... si vous êtes sages.

samedi 10 mai 2014

Sesame pistaches amandes miel


Si vous n'aimez pas ces  ingrédients sans oublier les noix et la patisserie frite alors vous ne pourrez pas vous poser dans un de ces nombreux "salons de thé" ou vous choisirez 2 ou 3 pâtisseries bien gluantes car gorgées de miel, après les doigts collent un peu mais c'est si bon ! et vous ne les dégusterez pas
accompagnées d'un çaî ( prononcez chaï : thé pour ceux qui n'auraient pas compris). Baklava, halva et bien d'autres délices d'Orient dont je n'ai pas retenu le nom. Je n'ai pas encore tout goûté. Le malheur c'est que ça ne va pas arranger ma bedaine naissante. Les pistaches, produites ici, sont divines.
tetes moutons grillees attendant sagement leurs futurs proprietaires

Et que dire du salé ! Hier soir j'ai rejoint 2 contacts turcs Cleva et Mali, amoureux de bons plats et absolument charmants; ils m'ont invité dans un restaurant réputé pour sa cuisine turque faite au gre des produits trouvés et de saison. Aussi les plats, préparés par le cuisinier devant vous, sont différents chaque jour. Il n'y a pas de carte, vous allez voir les plats et demander ce que vous voulez. Ainsi hier nous avons mangé de l'agneau confit avec des gousses d'ail entières, du boeuf en sauce avec des champignons, des intestins de brebis farcis de riz et de viande, des kebabs (mélanges de viande hachée et d'épices) et d'autres plats dont j'ai oublié le nom. Tout était absolument délicieux. Nous avons fini par de jeunes figues, de jeunes aubergines et des olives confites dans le sucre : absolument surprenant et très bon.

On peut aussi se contenter comme je l'ai fait à midi d'un sandwich au poisson. Ce sont des marchands ambulants sur les quais qui font griller des filets de maquereaux et les mettent dans morceau de pain avec un peu de salade un peu d'oignon, un filet de citron : un régal goûté par les stomboulinotes car je n'ai pas vu de touristes en manger ....
J'espère avec tout  ça vous  avoir ouvert l'appétit ; quant à moi c'est l'heure de manger et je n'ai pas encore choisi de restaurant; il n'y a que l'embarras du choix.