samedi 19 juillet 2014

Perses et polis





Aujourd'hui petite promenade à l'extérieur de Shiraz en direction de Persepolis. Nous sommes partis à 7h pour profiter de la "fraîcheur" et arriver dès l'ouverture à 8h. C'est l'occasion de voir en dehors de la ville et de confirmer l'impression déjà eue dans le train.
Si les montagnes sont très arides, par contre il y a beaucoup de cultures autour de Shiraz et notamment de grands champs de tomates qui poussent à même le sol.
Persepolis est un site perse majeur en Iran. On y trouve des monuments aussi monumentaux qu'en Grèce mais l'architecture en est différente ainsi que les pierres utilisées. Ici point de marbre mais la pierre brune qui constitue le sol aux alentours. Et surtout beaucoup de bas reliefs qui représentent les nations du monde (une sorte de Nations Unies avant l'heure) mais aussi des scènes de combat ou des animaux mythiques (griffon, licorne...). Ces bas-reliefs sont de toute beauté, finement ciselés avec des personnages qui se ressemblent mais tous différents.
Les ruines laissent imaginer un site grandiose avec de grandes tentures tendues entre 2 colonnes.
Beaucoup de pierres sont au sol mais apparemment ils sont en train de remonter ce qu'ils peuvent. On en a profité pour se faire une petite révision d'histoire : les Perses, Alexandre le grand, les Assenides....bref on est imbattables.        

Très très peu de monde sur le site. Certes il était tôt mais vaut mieux venir à cette heure là qu'à 15h !
Plusieurs Iraniens croisés ont entamé la conversation et un d'entre eux a absolument voulu nous prendre en photo devant la grande porte. Toujours la même sollicitude envers les étrangers.
Ils la poussent même jusqu'à refuser d'être payé, du moins une fois, puis acceptent presqu'à contrecœur votre argent. Enfin du moins c'est l'impression qu'ils donnent et au début cela surprend. J'ai souvent eu envie d'accepter leur offre de ne pas payer juste pour voir mais je n'ai pas osé.
Je suppose qu'ils auraient rattrapé le coup.
C'est aujourd'hui vendredi et comme la semaine dernière à Tehran tout est fermé. Nous en profiterons pour nous reposer cet après-midi, ayant beaucoup visité les jours derniers. Malheureusement vous ne pourrez pas voir toutes les photos car dans certains sites les photos sont interdites et après fouille, l'appareil doit être consigné à l'extérieur. C'est pas cool ici !
De gros problèmes de connection internet à l'hôtel depuis 2 jours m'ont empêché de poster. C'est chose faite.



jeudi 17 juillet 2014

Inch'Allah !




Tous les jours nous risquons notre vie... à chaque traversée de rue, et nous en traversons des rues, nous ne savons pas si nous arriverons de l'autre côté et dans quel état...
Imaginez pour certains les Champs Elysées, pour d'autres l'avenue Jean-Jaurès ou encore le boulevard Gambetta à traverser au milieu d'un flot nourri de voitures...
Inch'Allah !
-se poster en bordure de voie
-repérer visuellement un vide et un trajet virtuel dans ce gigantesque pouce-pouce (et non pousse-pousse comme écrit JM)
-c'est parti... et une voie, un arrêt pour le 2 roues qui se glisse lui aussi entre les voitures, à la deuxième;... yes nous voilà au milieu, plus que 2 surtout ne pas reculer avant de se relancer, ni perdre son foulard... maintenant... vite, il y a une possibilité,la, stop, ouh lala, elle klaxonne (ce qui veut dire : je ne m'arrêterai pas...) encore une voie et nous y sommes.


Ouf, pour cette fois-ci c'est encore bon, nous sommes  sains et saufs, un coup de redressage de foulard, (et heureusement je ne porte pas le tchador pour me prendre les pieds dans le tapis...) nous pouvons continuer.
Nous avons aussi une autre technique en réserve...
Repérer une iranienne et se calquer sur sa dextérité.
Encordés l'un à l'autre, répétant en boucle "on fait comme la dame, on fait comme la dame..." Ritournelle qui nous vaut son regard amusé et un grand sourire que nous lui rendons bien volontiers.
ou bien profiter d'un bus qui fait demi-tour sur la 4 voies (et oui) mais alors là, facile et surtout ne pas oublier de regarder des deux côtés même dans une rue en sens unique...
se posent à nous 2 questions :






comment traversent les handicapés que l'on voit en fauteuil roulant ,
et les personnes âgées ? (autre version de Soleil vert ?)











mardi 15 juillet 2014

Shiraz à l'eau de rose


Hier soir nous nous sommes faits porter sur les conseils de la réceptionniste dans le "meilleur restaurant de la ville" situé au nord à proximité des 3 grands hôtels internationaux.
En fait il y a 5 restaurants (un par étage) selon que vous souhaitez manger international, local, en buffet, en fast food ou en grillades. Nous décidons de manger iranien et nous descendons au sous-sol. Le décor,très design, est tout blanc, il y a des sortes de plateformes sur lesquelles après avoir enlevé ses chaussures on s'installe en tailleur, enfin pour moi jambes repliées car en tailleur je ne peux pas ! Peu après notre arrivée le resto est plein. Il semble très prisé des habitants de Shiraz qui sont venus manger entre amis ou en famille parfois à des tablées de 8 a 10 personnes.
Dès l'arrivée de l'eau fraîche est apportée, accompagnée de petits cannelés et de dattes et un verre de bienvenue. C'est transparent, c'est chaud et ça a le goût de la rose. C'est curieux car c'est un goût dont nous n'avons pas l'habitude. mais ce n'est pas mauvais.
Nous commandons chacun un plat différent pour goûter. Annie-Claude prend du poisson qui arrive dans une assiette en métal. Il est présenté en morceaux dans une purée noire d'aubergines cuites au vinaigre et accompagné d'une large portion de riz, piments cornichons, olives. C'est très bon et très différent des goûts que nous connaissons.
Quant à moi j'ai commandé un ragoût en pot et j'ai vu arriver un pot en terre brûlant ainsi qu'un bol métallique et un pilon ! Après m'avoir laissé marner un moment un serveur est venu me montrer ce qu'il fallait faire. Tout d'abord verser la sauce du pot dans le bol puis malaxer et écraser ce qui restait dans le pot à l'aide du pilon le mouton, les pois chiches, les tomates en une purée assez épaisse. Puis en mettre une cuillerée dans un morceau de pain plat avec une feuille de citronnelle et une goutte de citron vert. Très bon, très fin et à la fin du plat vous n'avez plus faim (ha ha). Mais je n'aurai jamais trouvé quoi faire sans le serveur. Il faut se rappeler qu'ici il n'y a pas de couteaux à table et que toutes les viandes et poissons sont découpés en morceaux ou broyés.
Ne voulant pas m'arrêter là, j'ai pris un dessert au hasard dont le nom me plaisait. Il faut dire qu'il y avait seulement quelques desserts possibles dont la glace et notamment la spécialité locale de glace à la carotte et la coupe de fruits.
Mon dessert était une pâte d'amande très souple, en tous cas beaucoup moins sèche que chez nous, parfumée elle aussi, à l'eau de rose et saupoudrée de pistaches.
Très bon dessert que je n'ai pas regretté.
Une autre fois j'essaierai leurs boissons chaudes parfumées qui promettent des saveurs nouvelles.

Le monde est corps, la Perse en est le cœur (Nezami)

Le bazaar de Shiraz est tout aussi extraordinaire que celui de Tehran. Il s'étend sur plusieurs centaines de mètres dans un ancien caravane sérail. De l'utilitaire mais aussi de l'artisanat en particulier des tissus imprimés d'Isfahan de toute beauté mais aussi des tapis, du cuir, de la faïence finement décorée. C'est tellement grand que l'on s'y perd, d'ailleurs nous nous sommes perdus. Nous avons été obligés de demander la sortie à 2 femmes ravies de nous renseigner. Comme à Tehran les vendeurs sont courtois, jamais insistants, ils se proposent de vous déballer leurs affaires et si vous n'achetez pas ils vous remercient de votre visite et vous souhaitent un bon séjour en Iran et à Shiraz. Cet accueil discret mais chaleureux est présent partout et met en confiance les visiteurs. Parfois même dans la rue, ainsi ce matin un vieux monsieur en vélo (ils sont rares, pas les vieux messieurs, les vélos) s'est arrêté pour tailler la bavette et nous demander si nous voulions manger ou si nous avions besoin d'un taxi.
Nous avons toujours quelques problèmes pour savoir si les prix sont en Tomans ou en Rials mais petit à petit nous y parvenons. Quand c'est vraiment trop bas c'est en Tomans. Mais il y a vraiment une gymnastique à faire. Heureusement maintenant que nous savons lire les chiffres c'est un peu plus facile et les commerçants sont ravis que nous sachions lire leurs chiffres.
 Avant d'entrer dans le bazaar nous avons visité la mosquée Vakil. Des mosaïques en bleu et rose, les couleurs de Shiraz, une cour plombée par le soleil mais des arcades qui permettent de rester à l'ombre que l'on apprécie beaucoup ici. Les décors sont toujours un ravissement pour les yeux. Le seul hic c'est que les femmes doivent porter un tchador prêté à l'entrée. AC a un peu transpiré avec son tchador par dessus sa tunique à manches longues, son pantalon, son foulard. Mais il fallait en passer par là pour pouvoir entrer. Par contre aucun problème pour faire les photos.
Heureusement pour visiter la forteresse de Karim Khan (prononcez Karim ran (avec le rota espagnol)) on peut entrer sans conditions particulières et profiter du jardin et des bassins. Des citronniers florissants, pleins de fruits, qui donnent à ce jardin un ton très vert entrecoupe des roses et rouges des fleurs. Les quelques salles visitables nous montrent des plafonds ornés de peintures en partie rongées par le temps mais qui laissent deviner la splendeur de ces demeures.
Vers 13h30 retour à l'hôtel car les températures avoisinent les 40° à l'ombre.


lundi 14 juillet 2014

Shiraz la ville du syrah


Shiraz est une ville verte, étonnant avec ce désert qui l'entoure. Des arbres, des fleurs, qui contrastent avec les hauteurs désertiques que l'on aperçoit au loin. Shiraz est la ville dont est issue le fameux cépage syrah mais qui n'est plus cultivé ici du fait de l'islam.
La réceptionniste de l'hôtel nous a concocté spontanément un programme de notre séjour... que nous n'avons pas suivi, enfin pas tout à fait. Première sortie vers le dolgoshan  garden et la tombe de Saadi. Ce n'est pas loin de l'hôtel nous avait expliqué sur un plan sans échelle la dame de l'accueil. Aussi nous débutons notre promenade à pied mais après un petit kilomètre une voiture s'arrête avec un jeune à bord. Il a insisté pour nous emmener, nous montons et faisons 5 bons kilomètres en voiture ! Il faudra se méfier des distances données par les iraniens.  

C'est une des spécialités de cette ville, les jardins sont très nombreux, soit ouverts soit clôturés, avec des fontaines et des bassins et de nombreux arbres. Même en pleine chaleur cela apporte un peu de fraîcheur (relative, il fait 40°).
Les arbres sont bien verts car arrosés. On y retouve des érables, des limiers plein de fruits, des tilleuls, c'est varié. Au bout du jardin une ancienne maison sert de musée. Je prends les tickets. Je me mélange un peu les pinceaux avec les rials, les tomans (1 toman = 10 rials) et des billets pratiquement tous semblables qu'il faut lire à 2 fois le nombre de zéros pour ne pas se tromper. Quand on voit un prix je ne sais pas si c'est en tomans ou en rials pourtant ça a l'air évident pour eux. Je suppose qu'avec l'habitude je saurai. Mais ils sont indulgents et me montrent en général le bon billet.

Le guide a lu tout Alexandre Dumas et me demande si je connais. Au premier étage un artisan fabrique des bijoux mais pour l'heure, a pris son luth et a entamé une complainte. Des objets anciens sont exposés mais nous regardons plus la décoration des pièces et surtout les magnifiques tissus sur lesquels certains objets sont posés.
Sorti du jardin nous allons un peu plus loin voir le mausolée de Abou Mohammad Sharaf-O-Ddin Mosleheben-e Abdulla (reprenez votre respiration) mieux connu sous le nom de Saadi, grand poète Iranien du VIe siècle. Des mosaïques avec le bleu persan, des arabesques, nous avons là un aperçu de l'art oriental que nous allons retrouver ailleurs notamment dans Shiraz. C'est tout simplement superbe et dans un écrin de verdure qui le met en valeur. On n'en finirait pas de suivre les circonvolutions des arabesques, de regarder les détails des dessins de la mosaïque de s'extasier sur le mariage des couleurs.

Petite pause à l'ombre avant de retourner en taxi à l'hôtel ou la clim nous apporte la fraîcheur. Même Annie-Claude, anti-clim l'apprécie au point de baisser elle-même la température. Nous repartons en quête de nourriture, alimentaire cette fois. Et là il faut expliquer ce que j'avais déjà noté à Tehran mais que j'avais mis sur le compte de notre méconnaissance de la ville. Il y a très très peu de restaurants et encore moins de cafés. A proximité de notre hotel se trouve le boulevard Zand, grand boulevard commerçant de la ville avec beaucoup de circulation, beaucoup de piétons aussi et des magasins au coude à coude. On y trouve sur les 2 bords à peine une dizaine de kebab et de fast food et aucun restaurant ou bar ou café. C'est étonnant et il va falloir que je me fasse expliquer ça plus en détail. En tous cas aucune terrasse de gens attablés pour manger ou boire.

dimanche 13 juillet 2014

Business class train


19h00 nous arrivons à la gare pour prendre le train de Shiraz un peu en avance, pressentant que les choses peuvent être compliquées ici.
Avant de rentrer sur les quais il faut montrer le billet à un guichet ou 2 femmes à l'air sévère contrôlent également l'identité. Évidemment comme nous sommes étrangers elle observe le passeport et nous refoule. Il faut aller au poste de police de la gare faire valider notre billet. On a le temps, pas de problème. Le policier jette un vague coup d'œil sur la validité du visa et rajoute au stylo un grigri et signe. Repassage au guichet cette fois-ci elle ne regarde pas le passeport et appose un tampon sur le billet. Nous passons sur le quai ou un contrôleur ... vérifie le billet qui vient juste d'être tamponné et nous autorise à monter dans le train. Ouf ça y est nous devrions partir. Nous serons encore contrôlés une demie heure après le départ. On ne risque pas de voyager sans payer ou de se tromper de train, on nous a demandé au moins 3 fois ou nous nous rendions.
Nous trouvons nos 2 places réservées dans un compartiment de 4.  

Il est occupé également par un autre couple d'une quarantaine d'années. Le wagon est très défraîchi mais tout est fait pour donner bonne impression; il ressemble à nos wagons des années 70 avec tout de même 2 écrans vidéo pour regarder le film Iranien qui passera bientôt, une tablette entre les sièges sur laquelle est mis à disposition thé et "petit beurre" (en français dans le texte). Un peu plus tard on nous apporte une boîte pour le petit déjeuner ? Qui contient de nouveau des petit beurre une sorte de brioche et un jus d'orange. Il y a aussi la possibilité de se faire apporter un repas mais nous préférons partager ce que nous avons avec ce qu'a le couple : tomates, concombres, chips, brioches et fruits dont de délicieuses dattes fraîches que nous avons achetées le matin même au marché. Elles sont fondantes, presque juteuses, un vrai régal pratiquement impossible à trouver en France.
Vers 22h le stewart nous apporte des draps pour les couchettes.
Ali parle très peu l'anglais et sa femme pas du tout mais nous parvenons tout de même à échanger. Eux aussi nous expliquent que l'Iran n'est pas une démocratie. Décidément pour l'instant les Iraniens rencontrés ne paraissent pas favorables à leur gouvernement. Ils sont profs tous les 2 à l'université et partent au mois d'août pour 3 ans en Italie. Des gens ouverts et sympathiques qui nous ont même aidés à l'arrivée pour trouver un taxi.  

Peu après notre départ la nuit est tombée et nous ne faisons qu'apercevoir le paysage. Nous le verrons mieux demain puisque nous arrivons à 11h.
Le matin pendant plusieurs heures nous traversons un désert de roches avec quelques touffes d'herbes jaunies ça et là. De temps à autre une petite plage de verdure avec quelques arbres et quelques champs cultivés mais dans l'ensemble c'est plutôt des plaines arides et des montagnes sans une once de verdure au loin. De la roche nue exclusivement.
Puis peu avant Shiraz les cultures de blé et surtout de riz alternent avec des vergers. Le paysage au delà des cultures est toujours aussi sec mais les cultures adoucissent un peu cette dureté. De la poussière de sable flotte dans l'air et forme comme une brume au loin. Elle s'infiltre peu à peu dans le compartiment comme me le fait remarquer Ali.
Au matin nous prenons notre thé avec brioches et dattes alors que le soleil est largement levé, ou nos compagnons de voyage ne pratiquent pas le ramadan ou ils profitent du fait qu'ils voyagent puisque le coran dit que les voyageurs sont dispensés de jeûne.
Au final nous arrivons à 12h à Shiraz ou nous trouvons "sur les conseils du taxi" un hotel très bien. En fait le taximan bakchiche auprès de l'hôtel pour les clients amenés mais comme c'est très correct après négociation pourquoi pas ?



Terrorisme et bazaar

 

Hier soir en cherchant un restaurant ouvert (un seul trouvé en 4 km) nous nous sommes faits interpeler par 2 jeunes iraniens d'une trentaine d'années désireux d'entamer la conversation. Nous nous sommes présentés et Said et Borman (orthographe non garantie) sont restés avec nous une heure environ. Ils étaient très désireux de connaître leur image à l'extérieur et nous ont précisé que bien qu'étant musulmans ils n'étaient pas terroristes. Ils nous ont également demandé si nous n'avions pas eu peur de venir en Iran. A la fin échange de mails et surtout ils ont voulu serrer la main d'Annie-Claude parce que pour eux "ce n'est pas un problème". Photo souvenir également.

 

Aujourd'hui petit tour au grand bazaar de Tehran ce matin avant que la chaleur ne s'abatte sur la ville.
En 3 heures de temps nous n'en avons vu qu'une toute petite partie. C'est un véritable dédale de rues étroites parfois couvertes parfois non ou s'étalent d'innombrables marchandises. Contrairement au bazar d'Istalbul, celui de Tehran n'a aucune vocation touristique; on y retrouve donc surtout de l'utilitaire; les quelques rues que nous avons arpentées présentaient des tissus, toutes sortes de tissus, toutes sortes de matières et de dessins, un choix impressionnant de tissus vendus au mètre. Puis vint le quartier des tapis, là aussi un très grand choix de tapis aux motifs très variés et aux couleurs chatoyantes. Les commerçants vous invitent à entrer mais sans insister au delà. Aucun véhicule ne peut circuler dans le bazaar aussi toutes les entrées de marchandises se font à l'aide de charrettes à bras surchargées et tirées par des hommes qui ont largement dépassé l'âge de la retraite. Ils circulent sans s'arrêter et il n'y a pas intérêt à être sur le chemin car vous êtes bousculés pour ne pas ralentir. Il faut donc sans cesse surveiller ses arrières pour éviter la collision.
Nous avons aussi arpenté le quartier des bijoux et le quartier des vêtements ou  Annie-Claude en a profité pour s'acheter un foulard plus adapté à l'Iran ainsi qu'une tunique qui lui couvre les fesses et un pantalon, tenue de rigueur ici. Avant de ressortir du bazaar nous sommes passés par le quartier de l'électro-ménager.
Le bazaar est une sorte d'hypermarché géant ou il y aurait mille fois plus de marchandises. Il y aurait selon le guide 300 000 personnes qui y travaillent et 600 000 personnes qui le traverse chaque jour, ça donne une idée du nombre de personnes que l'on peut rencontrer.
Pour retourner à l'hôtel nous avons pris un des très nombreux taxis qui sillonnent la ville pour la grande peur d'AC. En effet la circulation à Tehran s'apparente à un gigantesque jeu de pousse-pousse ou chaque voiture s'insère entre 2 autres en se faisant de la place par le klakson ou l'intimidation et au milieu de tout ça les 2 roues se faufilent sans vergogne et sans ralentir. Les voitures peuvent très bien emprunter la voie de l'autre côté du terre-plein si elle est libre ou couper un grand carrefour en agitant la main pour indiquer ce qu'ils vont faire. Les bouchons sont le lieu de véritables empoignades entre les véhicules pour se faufiler une place plus loin. Quant aux piétons, en dehors des rares feux qui passent au rouge (la plupart du temps ils sont orange clignotant ou rouge clignotant), ils tentent le tout pour le tout et traversent en pariant sur les voitures qui les laisseront passer ce qui provoque parfois des injures et de furieux coups de klakson, instrument plus utile ici que les freins.
La circulation ici est encore plus chaotique, si c'est possible, qu'à Istambul ou Tbilissi. 
Ce soir nouvelle expérience le train en Iran mais ceci sera pour demain.